Marseille, la grande forme.

Les formes de radoub de Palumbo, le quai à fort tirant d'eau de Monaco Marine, le socle industriel du Grand Port Maritime — et un aéroport international à une vingtaine de kilomètres des chantiers. On vient à Marseille pour le chantier, pas pour le quai d'honneur.

Marseille n'est pas une escale superyacht. Pas de marina dédiée à la grande plaisance ; un Vieux-Port d'environ 3 200 anneaux (géré par la Métropole Aix-Marseille-Provence, capitainerie sur VHF canal 9) qui ne réserve aux grandes unités que quelques postes visiteurs, avec des longueurs et tirants d'eau admissibles à confirmer auprès de la capitainerie. Ce que Marseille offre à un navire de 50 mètres et plus est d'un autre ordre : le refit en cale sèche, dans les formes de radoub du Grand Port Maritime, avec deux chantiers grande plaisance dans l'enceinte du port, et la porte d'entrée logistique ouest de la zone de croisière.

Concrètement :

  • Palumbo Superyachts Refit — l'ex-ITM, repris par le groupe Palumbo en 2014, concessionnaire du secteur des « petites formes » du boulevard des Bassins de Radoub (concession renouvelée pour 21 ans en 2020). Quatre formes de radoub dédiées grande plaisance — de 85 m jusqu'aux formes 5 et 6 de 125 m avec 6,5 m d'eau —, environ 500 m de quai sur quelque 35 000 m², et une tente de peinture flottante climatisée d'environ 90 m de long, présentée comme la seule de la zone, qui permet de peindre toute l'année.
  • Monaco Marine Marseille — 114 Digue du Large, dans l'enceinte du port : 8 700 m² et un quai de 360 m à fort tirant d'eau pour des travaux à flot sur des navires de 24 à 160 m, à raison de sept à huit projets superyacht par an.
  • Les grandes formes — les formes 8, 9 et 10 sont exploitées par le Chantier Naval de Marseille (groupe San Giorgio del Porto) pour les navires de commerce et les paquebots. Une activité distincte de la grande plaisance, mais qui maintient l'outil industriel sur place : la forme 10 (465 × 85 m, mise en service en 1975) reste la plus grande forme de radoub de Méditerranée, l'une des plus grandes au monde.

Cette base industrielle est aussi une porte d'entrée : l'aéroport Marseille-Provence — plus de 11 millions de passagers en 2024, plus de 70 % de trafic international, nouveau Terminal 1 — est à une vingtaine de kilomètres des chantiers, la gare Saint-Charles (TGV) à trois kilomètres environ du secteur Palumbo, et Cannes à une journée de mer, une centaine de milles nautiques. Un navire peut sortir de forme, embarquer son équipage et rallier notre zone Côte d'Azur sans escale intermédiaire.

L'écosystème du Grand Port

Deux réseaux de refit,
un socle industriel.

Palumbo : sept chantiers en réseau

Le site marseillais appartient au plus grand réseau de refit superyacht de Méditerranée : sept chantiers — Marseille, Malte, Naples, Ancône, Savone, Messine, Rijeka — pilotés depuis Monaco. Pour l'armateur, cela signifie des standards communs et la possibilité d'arbitrer un planning entre sites.

Monaco Marine : le maillon grandes unités

Marseille est le site « grandes unités » d'un réseau de huit chantiers du sud de la France, de Marseille à Beaulieu-sur-Mer, certifié ISO 9001, 14001 et 45001. Les travaux s'y font à flot, au quai de 360 m — une alternative à la cale sèche quand la carène n'est pas au programme.

Le socle de la réparation navale

Premier port de croisière français — environ 2,5 millions de passagers et plus de 600 escales en 2024 — Marseille répare aussi les paquebots : le Chantier Naval de Marseille arme les grandes formes 8, 9 et 10. La grande plaisance s'adosse à cet écosystème industriel, une profondeur de métiers et de moyens qu'aucun port de plaisance n'offre.

Ce que nous y faisons

Le chantier, de bout en bout.

Consultation des chantiers — avant de signer, nous transformons la liste de travaux en cahier des charges, consultons les chantiers — forme de radoub chez Palumbo ou travaux à flot chez Monaco Marine, selon que la carène est concernée ou non — et comparons les offres ligne à ligne, dans le cadre d'un mandat de yacht management ou d'une mission ponctuelle.

Représentation de l'armateur en chantier — pendant les travaux : réunions de chantier hebdomadaires, validation des ordres de travaux supplémentaires, tenue du budget, inspections de carène en fond de forme et contrôle final avant remise à flot.

Équipage en période de travaux — un navire en forme reste un navire armé. Nous ajustons l'effectif à la période de chantier, organisons logements à terre et rotations — l'aéroport et le TGV rendent les relèves simples — et tenons la conformité sociale via notre service équipages & MLC.

Sortie de chantier et transit — essais, remise à jour documentaire, vérification qu'aucune non-conformité ISM n'a été ouverte par les travaux avant de rallier la zone de croisière. Et si la route longe le Parc national des Calanques, nous vérifions les arrêtés du préfet maritime en vigueur : le mouillage des unités de 24 m et plus y est strictement encadré pour protéger les herbiers de posidonie, et la réglementation évolue d'une saison à l'autre.

Un refit à planifier à Marseille ?

De la consultation des chantiers à la remise en service, nous représentons l'armateur — cahier des charges, devis comparés, planning tenu, reporting financier. Proposition chiffrée sous 48 h.

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